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TepeeDesign se dévoile dans Midi Libre Montpellier

Extrait du Midi Libre du lundi 17 juillet 2017
Textes Sébastien Oebrechts © | Photos Jean-Michel Mart © | Source Midi Libre ©

Dans la cabane de Sophie

Sophie Garnier est architecte d’intérieur. Elle nous présente sa profession. Et sa maison.

La cabane de Sophie

Toute en bois et en béton, la cabane de Sophie Garnier détonne dans le paysage du bord de mer. Photo Jean-Michel Mart ©

Choisir des matériaux, respecter les délais d’un chantier, diriger une équipe d’ouvriers, imaginer le design d’une bâtisse… Pour la majorité d’entre nous, cela représente la mer à boire. Mais Sophie Garnier, 46 ans, a ça dans le sang. « Je suis la troisième génération d’architectes d’intérieur », confesse la gérante de Tepee Design qui, depuis une décennie, intervient sur Montpellier et sa région. Une profession en pleine expansion depuis le début des années 2000 mais dont certains peinent encore à estimer les contours.
Alors, quel est le rôle d’un architecte d’intérieur ? Avant tout, concevoir des extensions ou des restructurations d’espaces. Autrement dit, proposer un projet de réaménagement, de A à Z. Du sol au plafond. De l’esquisse à la fin du chantier. Des interventions prodiguées sur quasiment toutes les structures. Du mas au restaurant, en passant par les cliniques ou les appartements des particuliers, modernes ou pas.

Réaliser les désirs des clients

« C’est un métier magnifique, car il est très varié, même s’il génère beaucoup de stress », affirme Sophie, faisant ici référence aux différentes problématiques rencontrées pendant les travaux. Comme la coordination des équipes d’artisans – elle travaille avec les mêmes professionnels depuis de longues années : « Des gars biens qui travaillent bien. » Ou encore la réponse aux attentes des propriétaires et la tenue des délais… Et puis, il y a ce qu’elle appelle pudiquement « les imprévus ». Ces malfaçons originelles qui, une fois mises au jour, peuvent sérieusement compliquer son travail de rénovation. Mais, pour Sophie, la priorité reste le « lien de confiance » qui se noue entre les clients et elle. « Je dois réaliser leurs désirs », résume-t-elle. Pour cela, elle aime « s’imprégner de leur univers, de leur mode de vie, afin de mieux comprendre leurs intentions ». Car son métier, Sophie le voit à l’opposé des émissions télévisées de décoration d’intérieur à la mode, « qui donnent une fausse idée de notre profession », parce qu’ils « imposent beaucoup trop souvent leurs goûts aux gens », mais aussi parce que « les travaux sont réalisés trop rapidement, avec des matériaux perfectibles et peu onéreux, ce qui engendre des malfaçons ».

Et catalyser le stress du chantier

En échange d’honoraires, variables en fonction du projet (mais généralement compris entre 12 et 15 % du montant total des travaux), un architecte d’intérieur est aussi là pour catalyser le stress des travaux. « Durant toute la durée du chantier, je suis leur seul interlocuteur. Tout doit passer par moi afin qu’ils soient débarrassés de toutes les informations techniques. » De quoi partir sans crainte dans une « opération design » chez vous.

Rénovation

Les quatre conseils de Sophie pour redécorer son intérieur :

  1. Travailler sur l’éclairage indirect et les jeux de lumière
  2. Cloisonner les espaces avec des claustras ou des persiennes, qui permettent de structurer un grand espace
  3. Choisir deux ou trois couleurs de référence et s’y tenir pour les peintures murales ou le choix des objets décoratifs
  4. Rechercher la simplicité dans la décoration, car un espace trop chargé peut produire un effet d’enfermement

Sa maison, près de la mer, à Villeneuve-les-Maguelone

Naturelle et moderne à la fois

« Nous cherchions à donner à notre maison un air de vacances, une sorte de cabane perdue au milieu de la campagne », relate Sophie Garnier. L’architecte d’intérieur a commencé à travailler sur les plans de sa maison en 2004.
Quelques mois plus tard, ce cube de bois et de béton prenait forme à une poignée de centaines de mètres, à vol d’oiseau, de la cathédrale de Villeneuve-lès-Maguelone. « Nous avons installé les pièces à vivre au premier étage et avons installé de nombreuses ouvertures, afin de profiter au mieux de la vue sur les étangs », explique-t-elle, assise au sein du salon magnifiquement illuminé par le soleil de juillet.

Lambris au mur, portes en chêne, béton lissé au sol

Pour habiller son intérieur, Sophie a choisi des matériaux simples mais résistants aux affres du temps. Du lambris au mur, des portes en chêne naturel, du béton lissé au sol, et du bardage de bois sur la façade et la terrasse, sur lesquelles viennent s’agripper du lierre, donnant à la maison des airs de cabane de Tarzan. Sans oublier quelques touches de modernité dans la décoration. « Je n’aime pas ce qui est à la mode car, par définition, cela vieillit très mal, confesse Sophie, prenant comme exemple la folie des vérandas dans les années 1980. En revanche, j’aime ce qui peut incarner la modernité durant plusieurs années ».
À savoir de petites lumières bleues incrustées dans le plancher ou encore une cheminée Focus, suspendue au milieu du salon. Un vrai havre, au sein duquel Sophie puise son inspiration.

Midi Libre du lundi 17 juillet 2017